Cristal des Mots

5 mars 2010

Faux Calculs

Publié par habibdaim dans Ecritures des amis

Amy   Belle image

Père nous disait toujours que pour aimer Dieu , il ne fallait pas compter . Mais bannir les chiffres et les nombres pour frôler l’infini… En fait , ce fut ainsi que je devins nulle en calcul ! Il nous disait aussi que l’espace n’a pas de limites et qu’il fallait juste évoluer dans le bon sens selon l’envie du coeur… Ce fut aussi ainsi que je ne sus jamais trouver mes repères! La droite et la gauche ne m’étaient d’aucune utilité dans ma vie! Tout était laissé au hasard des choses! trêve de futilité! dirais -je!

        Avec le temps , j’appris quand même à prendre un peu de recul en arrivant à distinguer le zéro ! et tête de mule que j’étais , il m’était impossible d’atteindre le neuf! alors je fis tout le temps avec l’usé! Plus encore! j’évitais le treize pour faire la maligne et la rusée . Quelle risée! Peu probable qu’un jour j’atteigne le cent! Il me faudrait beaucoup plus de sang

        Aujourd’hui encore , je brouille les chiffres en trébuchant sur les nombres ne sachant pas rendre la monnaie …Je donne sans savoir compter et je reçois sans pouvoir compter
Ne serais-ce pas la valeur absolue que père m’avait inculquée

       Ni l’algèbre ni la géométrie n’ont pu faire de moi ce que je suis. Seuls les mots m’ont construite dans une raison fortuite. C’est en eux que je me retrouve pour exprimer en silence ce que j’éprouve. Tant pis pour les maths si pour eux , je suis inapte. Je fais quand même partie de ce monde où il y’a le beau , le perfide, le sage et l’immonde , et s’il m’était donné un jour de le changer…j’y ajouterai juste un peu de couleur claire ,mélangée.

5 janvier 2010

Poème/B . AMINA

Publié par habibdaim dans Ecritures des amis

 

 

 

MALADRESSE 

 

 

 

Je vis une larme perler sur ses cils 

Et je me sentis responsable de sa tristesse 

J’oublie parfois combien je peu être débile

Et je me déteste pour ma faiblesse

Javais oublié combien elle était fragile

Et j’ai constaté mon manque de tendresse

Je contemplais sans le voir son cou gracile

En essayant de réparer ma maladresse

Se peut-il que le pardon soit difficile

Et qu’elle serait profondément blessée par ma sécheresse 

Jespère bien que son pardon soit facile

Pour pouvoir lui montrer de nouveau ma gentillesse 

Et retrouver à ses coté ce bonheur paisible 

Et cette atmosphère d’entente enchanteresse.

 

 

 

 

 

 

 

 

5 janvier 2010

Poème/B . AMINA

Publié par habibdaim dans Ecritures des amis

MALADRESSE 

Je vis une larme perler sur ses cils Et je me sentis responsable de sa tristesse 

J’oublie parfois combien je peu être débile

Et je me déteste pour ma faiblesse

Javais oublié combien elle était fragile

Et j’ai constaté mon manque de tendresse

Je contemplais sans le voir son cou gracile

En essayant de réparer ma maladresse

Se peut-il que le pardon soit difficile

Et qu’elle serait profondément blessée par ma sécheresse 

Jespère bien que son pardon soit facile

Pour pouvoir lui montrer de nouveau ma gentillesse  Et retrouver à ses coté ce bonheur paisible 

Et cette atmosphère d’entente enchanteresse.

31 décembre 2009

Sara/B.Amina

Publié par habibdaim dans Non classé

A ma petite Sara (ma nièce

pinscher nain

Tu es comme une fleur de lys 

Qui donne du vivant à ma vie 

Chaque fois que je te vois 

Je sens au fond de moi une envie 

De te serrer très fort contre moi 

En laissant déborder mes sentiments enfuient 

Tout au fond de mon cœur en émoi 

Et ne plus écouter ce qui se dit 

Pouvoir enfin te montrer ma joie 

De te savoir près de moi ma chérie 

Dans les moments difficiles de ma vie 

Je ne peux énumérer ce que je te dois 

Et ce que tu me donne par ton innocence 

Je veux simplement te dire merci 

B.Amina 

31 décembre 2009

Poèmes/B.Amina

Publié par habibdaim dans Ecritures des amis

Guerre

Pourquoi tout ces malheurs sur terre

Pourquoi toutes ces horreurs ?

Pourquoi les humains sont toujours en guerre,

Pour être toujours plongé dans le malheur ?

Ont-ils des cœurs en fer

Ou bien ne connaissent-ils plus le bonheur ?

30 septembre 2009

Publié par habibdaim dans Non classé

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30 septembre 2009

Shuttt!

Publié par habibdaim dans Taquineries

Jeu suis un Jeun Marre aucun,à Jet de Car honte tant,serre yeux,ment signe zoo- logique est là Bas lance.Art à baiser de Longue Matte eternelle….Mes lois-irs sont:là mere,là danse OR ientale,et Voix et âge.J’esse perd queue vous me Part dos nez mais foot d’ortho grave…

30 septembre 2009

Zarriat Labled/Pourquoi écrire?

Publié par habibdaim dans Miroirs

Habiba Zougui
Grain du Bled »1 ou Pourquoi écrire?

Picasso a dit un jour qu’un tableau ne vit que par celui qui le regarde ; le texte lui ne vit ; et n’existe que par celui qui le comprend, déguste son goût et scrute non seulement ce qui est explicite ; mais ce qui est en filigrane aussi.
Depuis la nuit des temps, nos ancêtres ont cru à ce culte qu’est l’Ecriture. Ils traçaient des grimoires sur les murs, sur les pierres. A travers le temps l’Ecriture a connu plusieurs changements et métamorphoses.
En fait écrire est indispensable à la vie, écrire c’est agir, c’est échanger ses idées, c’est échanger ses points de vue ses préoccupations et ses rêves.
Paul Ricœur a dit : « la destruction est un moment de toute nouvelle fondation. ».Cette destruction qui se veut comme étant une fondation, je l ai rencontré en lisant le Roman du Docteur : Habib Daim Rabbi, intitulé Grain du Bled (ZARRIATE LBLAD)
Une approche immanente du roman (écrit en arabe), nous décèle une authenticité et une originalité incomparables.
De prime abord, le roman s’avère être un roman du bled. Certes l’ancrage temporel, spatial, et langagier ; se référent à une réalité purement marocaine. En effet, notre langage maternel à savoir le dialectal enferme dans ses entrailles des mots de l’arabe classique.
L’écrivain nous renvoie à l’étymologie des mots, à leurs graphies conçues correctement à titre d’exemple : Dayl omak (La queue de ta mère) le commun des mortels l’articule autrement Dine omak (la Religion de ta mère) chose qui parait insensé sinon dingue. Le romancier amalgame le classique et le dialectal, cet usage n’est nullement arbitraire mais fonctionnel.
Le roman Grain du Bled est un roman « local» .Il défie l’archétype structural du roman .En effet, le présent roman n’oscille pas entre la structure romanesque occidentale ni celle orientale.
A travers la narration, on capte les traits du génie de L’Ecrivain. Sa fascination émeut ; et à travers le déroulement de l’action, il dévoile la réalité verbalement ; et dévoiler c’est vouloir changer.
A cet égard, j’avance sans aucune réserve ,que l’objectif du narrateur est de « changer » le contenu et le contenant .En fait il raconte ,et recourt à des situations humoristiques ; à travers lesquelles ;il crée des effets stylistiques .L’humour noir devient un outil pour changer le statu quo ,il le remplace par un autre horizon d’attente
Il interroge les mentalités ; les mots et les maux avec un humour révélateur .Il peint le vécu et le rencontré ; il nous dévoile devant nous même en vue de remettre les mots et les faits en question .Il crée un écart, écart qui se veut innovation, création.
L e roman se veut le miroir qui reflète notre langage, qui nous est intrinsèque. Nos visions du monde, il reflète par sa transparence, notre bassesse qui règne ici bas, nos faiblesses sous leurs nombreuses facettes et avec mille et une couleurs .Donc, le narrateur essaye de peindre cette réalité percée, trouée ; il ne nous l’embellit pas ; mais il l’expose nue, avec ses valeurs, ses contradictions ; ses manies et ses préoccupations.
Et « pour (la) faire surgir il faut un acte concret qui s’appelle la lecture »(Sartre)
On se dévoile par la lecture .En fait lire devient se dévoiler.
Le Docteur Habib Daim Rabbi scandalise, crée l’écart, la différence. Cet écart se concrétise sur tous les niveaux entre autres, on peut citer : le niveau rhétorique, le structural ; le narratif et le stylistique.
Le roman se veut, par excellence, un terrain d’investigation très riche .En effet, l’humour est doublement utilisé, il crée des situations d un rire noir, on rie et on remet les situations, les arrières fond idéologiques et les clichés socioculturels.
Le narrateur se veut encore, unique en son genre, dans la mesure où il nous offre un récit où la lecture devient une autre écriture .Une (re)écriture d’un autre degré et avec d’autres techniques.
Le plaisir de lire est un pacte entre le narrateur et le lecteur/fictif (narrataire).En offrant au lecteur un pacte, le narrateur tend en quelques sortes un piège : il veut plaire le lecteur fictif, l’intéresser, ou le convaincre…
Une lecture créative, loin de « tuer » le plaisir de lire, ne fait que l’aiguiser, loin d’étouffer la sensibilité, elle contribue à la rendre plus vive, plus dynamique, plus active.
La lecture avec L’Ecrivain H. D. Rabbi, bat en brèche les prototypes. Le roman s’avère être une occasion pour participer au jeu de l’innovation.
Lire devient une tâche exigeante, lire est à la fois un divertissement et avertissement. Avertissement pour un lecteur passif non averti. En fait, le lecteur n’est pas un simple consommateur, mais le lecteur virtuel de D. Rabbi est un actif voire un Créateur qui revêt le statut de l’émule du Narrateur armé, qui se veut omniprésent, c’est le Dieu qui manipule non seulement ses personnages mais qui peut aller jusqu’à manipuler le lecteur fictif.
La narration n’est pas du tout une répétition du schéma classique ; mais en narrant le narrateur nous surprend, nous charme.
« L’art est un moyen de conquérir »(Sartre), dans ce sens narrer devient conquérir ; et pour conquérir on a besoin d’armes, chose dont le narrateur dispose. On lit ; on ne peut pas rêver ; vu l’absence d’une synopsis d’amour. On rêve pas mais on devient comme un soldat qui a peur d’être encerclé ; envahit par les soldats de l’ennemi, à savoir les astuces narratifs …
Dans ce roman alternent des descriptions d’attitudes ;des paroles rapportées et la mention des pensées cachés qui expliquent les gestes ;les paroles et les implicites d’ordre socioculturel .La description devient fonctionnelle dans la mesure où elle donne des renseignements d’ordre psychologique et social sur des personnages (portraits)
Dans son livre Qu’est ce que la Littérature ? J. P. Sartre a écrit : »l’objet littéraire est une toupie, qui n’existe qu’en mouvement permanent .Le déroulement des actions se fait d’une façon mouvementée et fascinante.
En lisant Grains du Bled je vous conseille d’être vigilant car la surprise est élément permanent et vital dans le roman. Le lecteur virtuel revêt le statut du créateur ; celui qui participe au jeu narratif et non un simple récepteur /consommateur.
En fait le passage : exercices pratiques (pour tester la stupidité) nous montre combien il faut être habile en abordant le roman.
Pour clore je vous invite à une lecture créative du roman ; car il vaut une lecture avec un grand »L. »

1- Zarriat Lblad, Habib Daim Rabbi, Imprimerie AlAhmadya, Casablanca, 2005.

30 septembre 2009

A dumb lover

Publié par habibdaim dans Short Stories

By Habib daim Rabbi
“ I will not profess , as a lover, that life without love is pure wreckage. Nor will I deny its bitter sweetness, the way those who have never experienced love will do. Nor even will I confirm it as fervently as those who have lived it to the last breath of life.

Love may be a delicious fantasy experienced with the same pleasure that wine, honey and poison are tasted. Yet, unilateral love may throw the whole story down to the abyss of the Self where the Other is waiting to slaughter the one who will love from all his heart….”

Bad luck made him stumble over an unexpected question. An unbearable man asked him, on no occasion, about the meaning of the word « Dumb » which an unknown lover has started his poem with. In vain, he followed the movement of the flowing lips: dumb, dumb, dumb…

He picked no signal out of all the mimes. After a while, when he was running out of patience, there comes relief. He answered, in trouble:

- « Dumb » is related to whoever does not react or, rather, whoever means not to speak.

That was the end of the grudging encounter between a heavy-going inquirer and a heavy-hearing answerer.

The curious man will go further in his folly while the deaf one will pout recklessly. He will surely remember this moment with indignation and spit in the face of impudence. However, there will be some doubts, in his mind, regarding the word « Dumb ».

It might sound to him inappropriate as a synonym of « being speechless ». Why does dictionaries not accord the very word to the people who cannot hear like him? But that may lead sidewise beyond the logic of the story.

He was silently burning with her love. He would watch her from afar just to have a glimpse of the jar touching her wild hair whenever she would head for the spring. Love is humiliating but , when it comes to a dumb man, love turns repulsive.

He has gone further in his loss. With that beauty walking by, his eyes turn into two gateways for a rhymeless dumb poem. What a beauty! It is just as if his love was pacing on a cloud: swift, light and dumb.

She crosses the hill to and fro. He can no longer keep his distance. He contemplates his « dumb girl » through the stems of sugar canes. The secret is no more exclusively his, it has already become hers too. There also can be a third party, the censurer, who may invade the scene to inquire about what a so-called poet said in his love poem.

Now, despite her earlier refusal, there she comes closer and closer. She herself can no longer resist his love.

Being dumb like him, she handed him his a cane quiver to pour his breath within. He did . His tears flowed down on the cane piecing it into seven holes. From that time on, in the same fields, flutes with the slightest puff of air, would sing very sad notes which censurers attribute to a dumb lover who used to hide away in the sugar-cane fields!

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Translated by Mohamed Saïd Raïhani

30 septembre 2009

Livre-Guide: Sidi Bennour et sa région

Publié par habibdaim dans Vient de Paraître

Michel Amengual (15/1/2008 .

Je ne voudrais pas perdre la confiance placée en moi par El Hadi Mounir qui me reproche de ne pas avoir parlé du « petit guide d’El Jadida »… mais je n’ai pas parlé non plus du guide de Laurent Guinard, ni de celui, pourtant fort intéressant et écrit en arabe de mon très cher ami Habib Daïm… Comme je n’ai pas parlé non plus des guides bleus du temps du Protectorat. (J’en ai un exemplaire datant de 1925 : un véritable bijou… à l’égal de celui de Mustapha Jmhari, qui n’est pas pour moi un guide, au sens moderne du terme : pas d’adresses, des photos plutôt modestes, aucune ne recherche dans la mise en page, mais une mine inépuisable d’informations, qu’on ne trouve pas ailleurs : C’est mon livre de chevet. C’est souvent à partir de son ouvrage que je développe mes chroniques). Et je regrette qu’El Hadi Mounir me prête des arrières pensés (règlement de compte, dit-il…) Mais on m’en prête tellement. On dit qu’on ne prête qu’aux riches. Rassurez-vous, je ne le suis pas et l’argent ne m’a jamais intéressé; et ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais reçu le moindre centime de qui que ce soit, pour quelque service que ce soit. Ni ne veux en recevoir. Le bénévolat à l’état pur. Voyez-vous, je suis journaliste, je raisonne en journaliste. Et je vis en journaliste.

C’est par pure confraternité et amitié, je n’ai pas voulu parler du « Petit guide d’El Jadida ». D’abord parce qu’il est à l’affiche permanente de rusibis.com et cette publicité peut suffire. Et d’autre part, si j’avais eu à dire au moment où il est sorti ce que j’en pensais, on aurait dit : c’est encore un règlement de compte ! Car ce que j’en pense, puisque vous me le demandez, et je ne veux pas me dérober à votre critique : c’est qu’il n’est ni complet, ni pratique, ni gratuit.

Ni complet, parce qu’il y manque de nombreuses adresses et qu’il n’est pas neutre comme un vrai guide se doit de l’être. Ni pratique : la carte d’El Jadida, divisée en 11 pages est difficilement maniable ; les photos sont belles, mais peut-être un peu trop sophistiquées dans leur coloriage ou leur montage, (c’est mon avis que d’autres sont autorisés à ne pas partager !) Il y a trop de caractères typographiques différents qui lassent l’œil au point qu’on en perd la lecture; et certaines pages au fond trop vert ou trop rouge ou trop bleu rendent le texte en blanc en surimpression difficilement lisible… Et puis le Prix : Vendu à 100 Dh, voire 150 Dh, pour un opuscule de 70 pages (dont 20 pages de pure publicité !) … c’est un peu cher pour les touristes. C’est en tous cas ce qu’ils disent. Surtout qu’on trouve chez les bazaristes de la Cité de beaux ouvrages sur le Maroc pour moins cher.

Et puis, une dernière petite confidence : La photo du fauconnier en page de couverture, reproduite également en page 35, du « petit guide d’El Jadida » j’en suis l’auteur. J’ai été très fier de la voir publiée, même à mon insu. J’aurais aimé seulement être averti au préalable… Cela m’aurait semblé correct. Mais je pense que le vieux Kadour a bénéficié des retombées commerciales d’un livre vendu 50 à 100 fois plus cher que la carte postale que j’ai réalisée, gratuitement, pour les Editions Lif tirée à 1000 exemplaires, vendue 2 ou 2,5 DH pièce, distribuée seulement dans quelques kiosques de la seule région des Doukkala, et dont l’Association des Fauconniers Lakouassems a reçu 200 exemplaires, remises en main propre à leur Président par le Directeur des Editions, en Juillet dernier… Au demeurant, je suis content d’avoir ce « Petit Guide » d’autant plus qu’il m’a été très gentiment dédicacé par son auteur.

Mais voyons, reparlons du Nouveau Guide : Complet. Pratique. Gratuit…

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